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Manger ''made in Loiret’’ avec Internet !

by Tribune
Catégories: société infos locales Actualités

CONSOMMATION Echanges, livraisons sur le lieu de travail...Grâce à Internet, il est désormais de plus en plus facile de consommer ''local''. Quant aux professionnels de la restauration et aux artisans, ils étaient invités à venir rencontrer les producteurs du département lors des 1ères rencontres de l’alimentation de proximité dans le Loiret, organisées ce lundi 1er octobre à La Chapelle Saint-Mesmin.

prévisualisation non-disponibleFruits et légumes, viande, lait et miel : le ''made in Loiret'' se vend aussi sur Internet ! Outre le système désormais connu des AMAP, les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, il est aussi possible de remplir le réfrigérateur et les placards de productions du département en seulement quelques clics. Jeune ingénieur agronome, habitant sur Orléans, Bernold Poinas vient ainsi de créer la société ''Terroirs du Centre''. Chaque semaine, il livre sur l'agglomération orléanaise des produits fermiers issus de 17 exploitations de la région, dont 15 dont Loiret. Fruits, légumes, viande, confiture... Le principe ressemble à celui des ''drive'' de grande distribution... mais avec des produits locaux : sur le site (www.terroirsducentre.fr), le client passe commande des produits dont il a besoin. Avec des fromages à moins de 2€ ou un concombre à 1,10€, le prix est très raisonnable, et la livraison est gratuite à partir d'un certain montant (15€ en point-relais, 25€ sur le lieu de travail...).

La Berrichonne Anne Deslandes, fille d’agriculteurs, a elle aussi lancé il y a un an et demi le site Internet ''Les paniers de Anne'' (www.lespaniersdanne.com), où l'on peut sur le même principe commander ses produits locaux, à la carte ou en optant pour le panier de la semaine, et se faire livrer dans l'agglo. Courge spaghetti du Loiret, vinaigre d’Orléans, farine, oeufs et même bières et vins du Val de Loire : le choix des produits et vaste, et varie avec les saisons, à des prix là-aussi raisonnables. Sa clientèle ? «Les gens qui n’ont pas le temps de faire le marché», explique-t-elle.

Autre solution : le troc de produits du jardin. Sur le site ''http://nos-jardins.fr'', Laurence, de Fleury-les-Aubrais, propose ainsi des prunes reine-claude, des mirabelles et des poires, alors que Pauline, à Orléans, offre de son côté «des figues noires bien sucrées avec beaucoup de chair contre quelques légumes de votre potager». C’est Jérémie Boero, un webmaster qui vit près de Montargis, qui a créé le site Internet ''A nos jardins'' en juin dernier, en partant de son expérience personnelle: «j’avais trop de cerises et d’oeufs dans mon jardin», explique-t-il. «Je les distribuais déjà autour de moi, et j’ai eu l’idée de créer ce site Internet sur le même principe. L’objectif, c’est surtout d’éviter le gaspillage!» Aujourd’hui, le site compte 130 membres en France, dont 30 dans le Loiret. L’inscription, gratuite, se fait en quelques minutes. Les membres peuvent ensuite se contacter entre eux via le site Internet pour définir les modalités de l’échange. Et pour les citadins qui n’auraient pas de jardin, certaines personnes proposent également de donner ou de vendre à prix modique leurs productions familiales.

Mais dans la course au ''manger local'', les professionnels de la restauration ne sont pas en reste ! Près de 20 producteurs du Loiret étaient rassemblés ce lundi au marché de gros de l’AgglO, à La Chapelle Saint-Mesmin. Leur mission : trouver de nouveaux clients parmi les restaurateurs, négociants ou professionnels de la restauration collective et artisans du département. La manifestation, organisée par la Chambre d’Agriculture du Loiret, en partenariat avec la CCI et la Chambre de Métiers, était une première. «Notre objectif était de développer des échanges intra-départementaux, pour créer des filières courtes», explique Isabelle Dumé, responsable ''circuits courts'' à la Chambre d’agriculture. 85 clients potentiels avaient fait le déplacement. Parmi eux, Franceska Bonnin et Lydia Barrault, du lycée Pothier d’Orléans, se sont laissées séduire pour le restaurant scolaire de l’établissement, par «des lentilles et du pain bio» et pensent peut-être «essayer la quinoa». En cuisine, elles travaillent déjà avec des pommes et des carottes du Loiret, mais le 100% local ne sera pas possible: «avec 1.300 repas par jour, il nous faut des légumes prédécoupés, ce que les agriculteurs locaux ne proposent pas. Idem pour les poulets, trop gros par rapport à nos besoins...» Le premier pas a en tout cas été franchi !

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