Les fast-food du Loiret ne connaissent pas la crise
Écrit par Charles Centofanti   
04-03-2010
quick-dsc00115.jpgLes fast-food de l'agglo ont la santé ! Alors que pour la restauration traditionnelle, 2009 est une année à oublier, avec des baisses de chiffre d'affaires «d'au moins 20%», selon Jean-Louis Jama, président de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH) du Loiret, la plupart des restaurants dit «rapides» sont en hausse, profitant sans doute pour partie de la baisse du pouvoir d'achat. Les cinq restaurants Quick du département, plus celui de Chartres (Eure-et-Loir), avec 40% de parts de marché dans l'agglo d'Orléans et 50% à Montargis, ont ainsi vu leur activité progresser de 3% en 2009. Soit 2,5 millions de repas servis et un chiffre d'affaires global de 13 millions d'euros (HT), soit environ 2 millions (HT) de CA par établissement, sachant que le rival McDonald's possède 10 restaurants dans le Loiret et affiche 2,5 millions de visites par an ainsi qu'un CA moyen d'1,43 million d'euros par établissement (1). «Le marché de la restauration rapide est en croissance !», confirme Benoît Lonceint, gérant des six restaurants franchisés Quick. «Nous ne représentons pas une offre de temps de crise mais quand les temps sont plus difficiles, nous proposons un menu complet à 6€», estime-t-il. Selon lui, la baisse de la TVA à 5,5% le 1er juillet 2009 a joué un rôle de dopant, sachant que la restauration rapide en bénéficiait déjà pour les ventes à emporter et la clientèle a ainsi augmenté de 0,8% sur un an. Le marché reste donc lucratif car, malgré le contexte économique actuel, Quick réalise un bénéfice net de 3 à 5%, «sachant que le coût matières est de 30%», précise Benoît Lonceint. Néanmoins, le franchisé est tenu de verser à Quick 5% de son chiffre d'affaires au titre des royalties, 20% du CA pour le loyer et 4,5% du CA pour la redevance publicitaire. Quick emploie par ailleurs 320 salariés, dont 45 cadres, sur les 6 restaurants et entend bien réaliser «un peu moins de 100 nouvelles embauches» en 2010, à temps partiel et à temps complet, mais toujours en CDI. La recette pour aller de l'avant ? «Rester à la pointe», indique Benoît Lonceint, «nous avons été les premiers à installer le Wifi (ndlr : l'accès à Internet sans fil) et l'an prochain nous allons rénover le restaurant de place d'Arc pour en faire une vitrine, avec des bornes interactives et des écrans informatisés pour upgrader la marque.» Avec, en appui, des outils marketing GRC (Gestion de la Relation Client) très puissants, comme la carte Quick Pass, créée il y a deux ans, qui permet d'obtenir des réductions de 10 à 25% toute l'année, selon le rythme de fréquentation du client. Subway, roi du sandwich à la carte, connaît lui aussi une progression «à deux chiffres», témoigne Damien Gonzales, gérant de la franchise qui a ouvert fin 2008 rue Jean d'Arc à Orléans (5 salariés). «L'offre s'est adaptée à la demande, les consommateurs ont besoin de nouveautés et nous ciblons les jeunes, en proposant des tarifs étudiants et des horaires d'ouverture très larges de 9h à 23h pour convenir à leur côté nomade.» Jean-Louis Jama estime que le développement de la restauration rapide repose, pour une large part, sur la communication faite au moment de la baisse de la TVA : «Ils ont beaucoup mieux communiqué que nous, mais ils n'ont pas répercuté aussi bien... Ils n'ont fait que rétablir un juste équilibre. Quand ils margent à 5 ou 6, nous on marge à 1,5 ou 2 !» Néanmoins, le porte-parole des restaurateurs tient à rester optimiste : «ça va repartir, avant l'été !»
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