| Jacques Bié : le maire de Combleux refuse que la Loire coule sous un nouveau pont |
| Écrit par Gaëla Messerli | |||||||
| 04-12-2008 | |||||||
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Quand nous allions au lycée, les cars faisaient un détour par ici...» Etaussi parce que le lieu lui rappelait beaucoup l'atmosphère d'un petit village. Déjà bien impliqué dans la vie associative, c'est en 1983 que Jacques Bié a été élu adjoint à Combleux. Le maire de l'époque était venu le chercher car «il m'avait vu balayer devant ma porte. Il s'était dit que je devais être quelqu'un de bien car je n'attendais pas que les services municipaux s'en chargent.» Le nouveau venu n'allait plus quitter la mairie dont il est devenu premier magistrat en 1989. En 25 ans, «je n'ai jamais manqué une réunion du conseil municipal» explique celui qui a toujours refusé une quelconque étiquette politique. «Je n'ai jamais voulu être engagé dans un parti et être prisonnier d'un vote», ajoute le maire de cette commune de 432 habitants, «toujours étonné de voir des gens obligés de voter selon une majorité à l'Agglo.» Vice-président délégué aux espaces ligériens, Jacques Bié y prend néanmoins son rôle à coeur, soutenant «le décrié Inexplosible» et le réaménagement des quais d'Orléans, mais ne comprenant pas «que l'on puisse se contredire en voulant mettre un pont dans le méandre.» Il reste persuadé que ce projet déjà avorté en 1994 n'aboutira pas. Quant au classement du Val de Loire au Patrimoine mondial, «il ne faut pas oublier que c'est à Combleux que le comité est venu en premier, il y a cinq ou six ans.» L'élu n'est donc pas prêt à laisser un pont perturber les 130 hectares de sa commune pendant ce mandat qui pour lui, sera le dernier. «Celui-ci est déjà de trop pour ma femme mais je lui avais dit que tant que je pourrais courir le marathon, je pouvais être maire» commente celui qui après avoir consacré sa vie aux autres, compte occuper sa retraite à «trottiner», faire du jardinage et à surfer... sur Internet !
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