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Juliette se dévoile au théâtre d’Orléans Version imprimable Votre email
Écrit par Gaëla Messerli   
15-10-2009
JulietteSOlo(c)FrancisVernhet.jpgVous aviez un père saxophoniste. Est-ce lui qui vous a poussée à faire de la musique ?
Au départ, c’était la musique. La chanson est venue après. J’ai fait quelques vagues études de littérature et de musicologie mais ce n’était pas mon truc. Mon père m’a encouragée dans ma vocation. C’est précieux de soutenir un gamin. Il aurait fait la même chose, si j’avais voulu être pharmacienne.
Comment se passe la création d’un album comme “Bijoux et babioles”?
Je ne sais pas… On écrit des chansons qui deviennent ensuite un disque. “Bijoux et babioles”, je l’ai écrit il y a trois ans. Pour créer, je suis obligée de me poser, de rester chez moi. J’ai écrit de nouvelles chansons mais je ne sais pas quand cela sortira car c’est un bordel monstrueux dans les maisons de disques. Dans vos chansons vous parlez plus des autres que de vous-même.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que raconter ma petite vie n’a aucun intérêt. Cela ne peut en avoir que si mon cas peut être universel. Victor Hugo n’a jamais parlé de lui dans son oeuvre. Moi, j’écris comme Victor Hugo ! Je plaisante… Je suis plus Brel que Barbara.
Qu’est-ce qui vous inspire ?
Ce n’est ni le quotidien ni l’actualité car cela va se périmer… Dans “Bijoux et babioles”, je parle de l’exil dont on entend parler actuellement à cause de la situation politique mais cela a existé à toutes les époques. Dans vos textes, vous abordez des thèmes que l’on ne retrouve pas tellement dans la chanson française comme les ronflements…
Y-a-t-il des tabous dans l’écriture de chansons ?
C’est comme l’humour, on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. Je n’oblige personne à m’écouter. Choquer est parfois le moyen de donner lieu à une réflexion. J’ai le souvenir de l’avoir été avec les premières chansons de Jean Guidoni sur la nécrophilie. Je ne m’autocensure pas, sauf sur le plan stylistique. Vous considérez-vous comme une chanteuse engagée ? Forcément, un petit peu, à partir du moment où l’on donne sa vision du monde…
Dans votre dernier album, vous parlez de Nicolas Hulot. Quelle est votre position par rapport à l’écologie ?
Je suis comme beaucoup de gens qui pensent que le capitalisme récupérant l’écologie n’est pas une bonne chose. Cela ne sert à rien de culpabiliser les gens qui laissent couler l’eau quand ils se lavent les dents, quand on sait que des litres partent dans l’agriculture intensive.
Quels sont vos projets dans les prochains mois ?
Pour le moment, c’est flou après la tournée. Je n’ai pas enregistré d’album encore et ne peut donner de date. Rien non plus au “cinoche”. Je préfère ne pas en parler car sinon je sais que rien ne se fera. C’est une superstition dans ce métier.
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