
Crise ou pas, l’intérêt des élèves pour les classes préparatoires orléanaises est toujours là. Ces écoles restent la voie royale aux grandes écoles.
Les candidatures sont nombreuses dans les “prépas” orléanaises, même si elles semblent en légère baisse dans le domaine des sciences. «Au niveau national, il y a 2000 demandes de moins dans les classes scientifiques», explique Pascale Perrot, directrice adjointe au lycée privé St-Charles en charge des classes préparatoires Mathématiques Physique Sciences de l’Ingénieur et Physique Chimie Sciences de l’Ingénieur, «les grandes écoles recrutent de manière plus large. Sur une centaine de dossiers reçus, seulement 35 élèves nous ont choisis en premier voeu.» Cette classe préparatoire de 25 places n’est pas «une prépa étoile» et recrute «des bacs S avec mention TB mais aussi des mentions AB. On vise les concours communs de polytechniques, les écoles nationales supérieures d’ingénieurs (ENSI). Au final, ils intègrent tous une école.» Dépendant d’une école privée, le coût de la scolarité de 140€ par mois peut être un frein. «Mais les réticences sont plus liées à l’image négative des “prépas”. C’est une formation exigeante mais comme le sont des études à l’université si on les fait sérieusement. Mais il y a plus de gens pour vous pousser.» A noter, pour la rentrée prochaine, l’établissement accueillera cinq élèves de classe préparatoire intégrée à deux grandes écoles, l’ISEN de Brest et de l’ISET à Paris. Autre phénomène dans les prépas scientifiques : certains élèves choisissent de redoubler pour intégrer une meilleure école. «Nos étudiants intègrent facilement les arts et métiers mais choisissent de plus en plus de redoubler pour obtenir une école plus prestigieuse», commente Evelyne Martineau, proviseure adjointe du lycée public Benjamin Franklin qui propose une filière Physique, Technologie et Sciences de l’Ingénieur (PTSI). Cette “prépa vise” «des bons élèves de terminale sciences de l’ingénieur mais aussi les autres bacs scientifiques». Pour 170 demandes, 40 seront satisfaites. Seul bémol : un manque de candidates «qui pourtant réussissent bien.» Au lycée Voltaire, les deux classes prépas visent les grandes écoles de commerces avec une filière pour des bacheliers d’économique et sociale (ES) et une pour les sciences et technologies de la gestion (STG). «Nous avons une progression des demandes sur la filière ES, soit 317 dossiers pour 52 places. En STG, la demande est moins forte : 145 dossiers pour 33 places», observe Francis Triquet, le proviseur. Les étudiants viennent de toute l’académie et même de l’étranger. L’intérêt pour la série économique est, peut-être, lié au classement du magazine Challenges l’an dernier qui plaçait le lycée à la 15e place sur le plan national. En terme de résultats, 95% des étudiants sont admissibles aux épreuves Ecricome des écoles de commerce. L’intégration des écoles va des plus prestigieuses HEC ou ESC Paris aux plus «petites» comme l’ESC Clermont. Il y a également peu de redoublement. L’établissement pratique une politique d’ouverture sociale puisque son taux de boursiers est de 26%. Un taux que n’atteint pas le lycée Pothier à Orléans. «Il y a un frein, pourtant cela ne coûte pas plus cher que des études à l’université», observe Eric Nappey, le proviseur adjoint. La demande est constante avec 2697 candidatures pour l’ensemble des filières S, L, ES et agro-véto. «Nous regardons beaucoup les appréciations.» Les résultats sont variables selon les années. En 2009, en sciences cela allait de 61 à 74% d’étudiants ayant intégrés une école, en économie 93,3% et en lettres des admissibles à l’ENS Cachan, Ulm et au Celsa. Toutes ces classes préparatoires se veulent à taille humaine et indiquent que leur taux d’abandon est faible «avec un encadrement très présent».




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