| Les royalistes veulent sortir de l’ombre |
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| Écrit par Tribune Orléans | |||||||
| 15-04-2010 | |||||||
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Si l’on ne regarde que les urnes, les royalistes n’existent guère. L’Alliance royale avait remporté 0,02% des voix aux élections européennes de 2009 dans la région. A Orléans, la fleur de lys se cultive plutôt discrètement. Rien d’étonnant pour Vincent Baranger, président de l’association culturelle Orléans, sa Mémoire et son avenir qui a organisé la conférence de Jean d’Orléans. «Orléans est une ville modérée mais elle est fidèle à ses traditions, notamment avec les fêtes de Jeanne d’Arc qui réunissent la Ville, l’ordre religieux et militaire», commente cet observateur, «il y a beaucoup de monarchistes qui s’ignorent parmi les Orléanais.» Un argument repris par l’Alliance royaliste qui s’appuie sur un sondage de 2007 qui indiquait que 20% des Français pourrait voter pour un candidat royaliste au 1er tour. «Nous avons besoin de nous faire connaître», explique Robert de Prévoisin, candidat aux dernières élections européennes de l’Alliance royale pour la région, «c’est difficile lorsque les électeurs doivent télécharger votre bulletin. Nous sommes une trentaine en région Centre et il doit y avoir deux ou trois adhérents dans le Loiret.» «Le groupuscule royaliste ne pèse pas lourd. Nous comptons environ une trentaine d’adhérents dans le Loiret, il n’y a pas de section», commente Olivier Perceval, président du Centre royaliste d’Action Française. «Nous sommes un mouvement école. Il y a des gens qui sont à l’UMP et au PS.» Même son de cloche sur la diversité pour Robert Prévoisin, à une différence près : le choix du roi. «Les princes devront choisir parmi eux.» Dispersés, les royalistes sont aussi divisés entre les «Orléanistes» qui ne retiennent que les princes d’Orléans et les légitimistes qui préfèrent les «Bourbons d’Espagne». Du côté de l’Action Française, le choix va à la maison de France et considère le Bourbon en prince étranger. Malgré le lien entre Orléans et la maison de France, les royalistes ne s’affichent pas dans la cité johannique. «Il y a moins de vingt ans et du temps du bâtonnier Yves Lemaignen, le Loiret était plus actif», commente Olivier Perceval. «Nos militants se sont battus pour fêter Jeanne d’Arc. Nous n’avons pas réussi à rétablir la monarchie mais nous avons imposé la fête de Jeanne d’Arc.» L’Alliance royale ne renonce pas pour autant et a prévu de se présenter aux prochaines cantonales et aux législatives. «La parité est un souci dans un milieu qui a des difficultés à s’engager», ajoute Robert de Prévoisin, «j’ai vu un candidat perdre son emploi après les élections européennes de 2004.» Alors à quand le retour à la royauté ? Il faudra du temps, répondent les royalistes. «Ce n’est pas impossible, les gens sont fatigués des institutions et nous sommes un pays où il n’y a que deux siècles de République. La difficulté : se regrouper en un seul parti», souligne Olivier Perceval. Pour sa part, Jean de France se dit prêt à régner si les Français le réclament. Ce prince lié aux grandes familles royales d’Europe ne dédaignerait pas un engagement européen. Même s’il porte le nom d’Orléans, il reconnaît être plus présent à Vendôme que dans la cité johannique et admet être peu connu des Orléanais. Nul n’est prophète en son pays !
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