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Chiens et chats : les abandons redoublent l’été ! Version imprimable Votre email
Écrit par Charles Centofanti   
30-06-2010

une_5198.jpgLes vacances sont une période critique pour les animaux de compagnie. Dans le Loiret, la SPA voit ses appels téléphoniques doubler l’été. Avec la menace, cachée mais inévitable, de l’euthanasie.

Sale temps pour les animaux de compagnie ! Avec l’arrivée des beaux jours, les abandons augmentent et les adoptions diminuent. La crise, la baisse du pouvoir d’achat et, dans une moindre mesure, l’essor des nouveaux animaux de compagnie, sont les principaux responsables. Les chats sont les plus boudés. La Société de protection des animaux de Chilleurs-aux- Bois (1) en recueille environ 50 par mois de juin à septembre, contre 20 en temps normal. «Nous rentrons notamment beaucoup de chatons, les gens n’ont toujours pas compris qu’il faut faire stériliser son chat !», s’agace Géraldine Vaudry, responsable du refuge de Chilleurs-aux-Bois. Autre phénomène : «99% des gens qui ne voient pas revenir leur chat pensent qu’il s’est fait écraser. La réalité c’est que nous en avons plein de chats super gentils qui arrivent, tandis que leurs propriétaires pensent qu’ils vont revenir...» A Orléans, la SPA (2) accueille deux fois plus de chats l’été : «la stérilisation coûte cher, du coup beaucoup de chatons nous arrivent», témoigne Marie-France Bigard, responsable du refuge d’Orléans et de La Ferté-St-Aubin. Mais parallèlement, le nombre d’adoptions s’écroule aussi : «alors que nous plaçons environ 40 chats de janvier à juin en temps normal, nous en sommes à seulement 20 cette année.» Et voilà trois semaines qu’aucun compagnon à poils n’a trouvé de famille d’accueil... «Nous arrivons encore à gérer mais si ça continue, ça va coincer !», prévient Marie-France Bigard. «Quand les gens ont un enfant ou quand le chat devient trop vieux, tout est prétexte aux abandons !», peste Madeleine Hemery, vice-présidente de l’Association pour la protection des chats libres d’Orléans (APCLO). «On en retrouve partout, même dans des déchetteries.» Les chiens ne sont guère mieux lotis. 45 sont accueillis en moyenne chaque mois par la SPA de Chilleurs-aux-Bois, mais leur nombre va crescendo l’été, jusqu’à 67 en septembre 2009. «La plupart du temps, la 1ère raison évoquée c’est le divorce ou le déménagement, les problèmes de comportements, notamment lorsqu’on parle à la télé d’un accident avec un chien», témoigne Géraldine Vaudry. A Orléans, 30 chiens sont normalement placés entre janvier et juin... La SPA n’a, cette année, réussi à en faire adopter que 10. Pour Marie-France Bigard, c’est bel et bien la crise la principale responsable du désamour pour les animaux de compagnie : «c’est la vie actuelle, les gens ne sont plus sûr de garder leur travail, il y a vraiment une période de moins bien en ce moment, c’est inquiétant.» Plus anecdotiques, les allergies et les pertes de poils figurent aussi au rang des motifs d’abandons. Résultat : les refuges sont saturés. A Chilleurs, le refuge compte actuellement 47 chats pour 20 places théoriques. «Nous régulons les abandons en donnant la priorité aux animaux qui viennent de fourrière, ensuite il y a une liste d’attente...», explique Géraldine Vaudry. «Je n’ai plus de place, c’est saturé !», commente Madeleine Hemery de l’APCLO. Et à la SPA d’Orléans, la donnée est tabou mais il n’est pas rare que le seuil des 60 chats autorisés explose pour atteindre les 100 matous. Dans chacun des refuges, le spectre de l’euthanasie refait alors surface. Aucun ne le reconnaît ouvertement, la SPA de Chilleurs affirme pour sa part ne jamais la pratiquer «sauf pour des chiens agressifs ou en fin de vie». Ailleurs, il se murmure pourtant que chaque année des dizaines de chats sont tués en refuge, à défaut de trouver des adoptants

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