
Avec les premiers rayons du soleil, on s'aperçoit très vite que les façades ont besoin d'être ravalées, les murs isolés et les fenêtres changées. Le printemps est le bon moment pour lancer ce type de travaux. La Tribune d'Orléans a demandé conseil à un expert
• Ravalement : au moins tous les 10 ans Le Code de la Construction et de l'Habitation impose le ravalement des façades des bâtiments publics et privés au moins tous les 10 ans. Impossible d'y couper lorsqu'on est propriétaire et difficile de le faire soi-même lorsqu'on sait que cela prend une semaine et demande un respect de la sécurité au niveau des échafaudages. Mieux vaut confier cela aux professionnels. «Nous travaillons de mi-mars à octobre pour ce type de travaux qui demande un temps sec», commente Jérôme Chaumette, le directeur de la société Techni-murs à Ingré, implantée dans la région depuis 1983. La plupart du temps les façades sont claires car les couleurs foncées résistent moins au temps. «La clientèle ne veut plus d'un aspect trop neuf, elle préfère des couleurs plus mates. Il y a aussi des demandes de chaux aérienne.» Pour le ravalement d'un pavillon, il faut prévoir un budget de 5 à 12 000€.
• Isolation extérieure : le confort et l'effet déco «Depuis les dernières mesures fiscales (lire notre encadré ci-dessous), nous n'avons jamais réalisé autant d'isolations», observe Jérôme Chaumette de Techni-murs. «Nous nous adaptons à l'existant et utilisons du polystyrène puis un parement. Cela change la physionomie de l'habitat.» Des effets “brique”, “marbre” ou du bois peuvent cependant séduire les réfractaires qui ont peur de voir leurs jolis colombages disparaître. Côté budget, le crédit d'impôt est bienvenu car il faut compter entre 15 000 et 20 000€ pour un pavillon. Pour ce qui est de la demande de matériaux écologiques, la clientèle reste encore très minoritaire
• Fenêtres : la performance énergétique compte Entre un double ou un triple vitrage, pour un particulier, il est difficile de savoir ce qu'il faut choisir. Pour un spécialiste comme Jérôme Chaumette, ce n'est pas sur ce point qu'il faut se focaliser. «C'est la performance énergétique de l'ensemble de la fenêtre qu'il faut observer vitre, plus joint, plus bâti... et qui permet d'obtenir les conditions pour le crédit d'impôt. Nous, nous faisons ensuite du sur mesure.» Comptez en moyenne de 370 à 2000€ selon les matériaux utilisés (aluminium, PVC, bois).
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