| Jean-Pierre Sueur, comme un maire en exil dans sa ville très aimée |
|
|
| 05-09-2007 | |||||||
|
Ceux qui ne méritent pas d’être désignés. Il a fallu du temps pour effacer « l’injuste défaite de 2001 ». Cette défaite là, le maire PS d’Orléans ne l’aura pas vu arriver. Comme d’habitude, il avait fait l’économie d’une alliance avec le PC, comme d’habitude, il avait négligé l’extrême-gauche , lui le social démocrate, le professeur de lettres, l’élu enraciné fort de ses mandats passés, de son charisme. Ceux-là, allaient bien au deuxième tour retrouver le bon chemin. Ils devaient soutenir un maire bâtisseur de pont, promoteur d’un tramway. La mécanique des urnes fut impitoyable. Conjoncture nationale défavorable, mauvais reports de voix à gauche et le tandem Grouard- Lemaignen s’emparait de la cité de Jeanne d’Arc. Quelques jours plus tard, il arpentait les rues d’Orléans accompagné d’un journaliste du Monde qui tentait de comprendre l’improbable défaite. « Tous les gens croisés m’assuraient qu’ils avaient voté pour moi ». Le papier ne fut jamais écrit et longtemps Jean- Pierre Sueur eut du mal à accepter cette défaite, à comprendre la versalité d’une opinion publique qui lui avait donné tant de preuves d’affection. « Mais je ne vais pas passer ma vie à ruminer, ce qui m’intéresse c’est ce qui est devant nous ». Bien sûr, il se refuse à évoquer une éventuelle candidature pour les prochaines municipales. Tout juste lâche t-il un « nous déciderons le moment venu ». Mais le PS d’Orléans n’a pas pour l’heure de candidat de rechange. Pas de dauphin à l’horizon. Jean-Pierre Sueur se tient sur la réserve, en réserve. Il donne son avis sur tout, intervient longuement au conseil municipal, arpente l’agglomération à la rencontre de tous et toutes. Pour mieux réaffirmer sa présence. Mais l’homme ne se livre pas. « Vous savez je ne suis pas très âgé. J’ai commencé au parti socialiste en même temps que beaucoup de ceux qui sont candidats à l’élection présidentielle ». A 59 ans, tout reste possible en politique pourvu que les vents soient favorables. Et lui, le natif de Boulogne-sur-Mer sait bien qu’ « il n’est de bon vent que pour le marin qui sait où il va », selon la formule de Sénèque. Et en politique, Jean-Pierre Sueur a toujours su mener sa barque. Très tôt l’élève de Normale Sup (St-Cloud) militant d’un mouvement de jeunesse étudiante chrétienne regarde mai 68 avec curiosité. « Jamais sur les barricades. Je ne voulais pas courir après d’improbables révolutions mais réformer ». Une adhésion au PSU plutôt que de céder aux sirènes des admirateurs de Mao. Le voilà aux côtés de Michel Rocard. Maître-assistant en linguistique française à la fac d’Orléans en 1973. Un an plus tard, c’est l’arrivée au parti socialiste toujours avec Michel Rocard. Puis vint le temps des victoires électorales, de la reconnaissance. Député en 1981. Secrétaire d’Etat de 91 à 93… Maire d’Orléans en 1995. Jamais l’homme politique n’aura oublié qu’il a été professeur. Le ton est pédagogue, le regard bienveillant. La parole fuse, intarissable. L’amour pour Orléans éclate. Mais le maître n’aime pas se dévoiler. Comme s’il voulait incarner une perpétuelle menace à l’adresse de ses adversaires politiques. Dates : Naissance le 28 février 1947 à Boulogne-sur-Mer. Mariage avec Monique Pontier, prof de maths en 1969. Le couple aura trois enfants. Elu député du Loiret en1981. Elu sénateur du Loiret en 2001.
Powered by !JoomlaComment 3.23
3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved." |
|||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|
About wow part- two link:http://www.w...
About wow part- two link:http://www.w...
No matter link:http://www.wto-handba...
Bonjour, Je recherche une formation ...
wedding - Prices have never been bet...