| Régionales : les têtes de liste se dévoilent... |
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| Écrit par Charles Centofanti | |||||||
| 26-11-2009 | |||||||
L'UMP vient de tenir son grand meeting de lancement de campagne des régionales, mardi 24 novembre, à Azay-le-Rideau. Le parti emmené par Hervé Novelli, secrétaire d'Etat au commerce, dans la région Centre, part avec une configuration classique, en associant dans ses rangs le Nouveau Centre et plusieurs radicaux. Ce, après avoir fermé la porte au MoDem et, de fait, au candidat Marc Fesneau, tête de liste régionale. De son côté, le PS partira seul, exceptés quelques radicaux de gauche, alliés naturels à l'image de Mélanie Fortier, conseillère régionale sortante en Indre-et- Loire, sous la houlette de François Bonneau, président sortant du Conseil régional. Exit donc le souhait d'une alliance élargie à gauche dès le premier tour... Europe Écologie n'est pas intéressé, compte tenu de son très bon score aux européennes, et les communistes ont fait le choix à 63%, samedi 21 novembre, d'établir une liste autonome de Front de gauche qui pourrait être conduite – au moins dans le Loiret - par Marc Brynhole, conseiller régional sortant. Et au FN, Philippe Loiseau, agriculteur et conseiller régional sortant, conduira la liste régionale tandis que Bernard Chauvet occupe la tête de liste dans le Loiret. A droite comme à gauche, à quatre mois des régionales de mars 2010, on commence à y voir plus clair dans la désignation des têtes de liste... L’ambition première de l'UMP est «d'abord de faire mieux qu’en 2004», sourit un membre de la fédération du Loiret. Pour mémoire, lors des dernières régionales, la liste UMP-UDF conduite par le sénateur du Cher, Serge Vinçon, n’avait recueilli que 34,39% des suffrages, devant la liste FN de Jean Verdon (16,46%) et derrière la liste PS emmenée par Michel Sapin (49,15%), député de l’Indre, qui avait finalement choisi de renoncer à la présidence pour éviter le cumul de mandats. En 2010, Hervé Novelli a dit plusieurs fois qu’il souhaitait des têtes de listes départementales féminines. Il a été entendu puisque «la meilleure candidate», selon Éric Doligé, sénateur et président du Conseil général, Catherine Soullie, adjointe à Olivet – un mandat auquel elle renoncera si elle est élue à la Région - et député européenne, a été officiellement désignée mardi 24 novembre pour conduire la liste dans le Loiret. Pour le reste, «la liste se prépare tranquillement, il y aura au moins 15 nouveaux sur 18 noms», témoigne Eric Doligé. Dans le Loiret, plusieurs candidats jouent des coudes pour figurer aux avants-postes : Charles-Eric Lemaignen, président de l’AgglO, Jacques Martinet, vice-président de l’AgglO et Frédéric Cuillerier, le maire de Saint-Ay. Il faudra patienter jusqu’à la mi-janvier pour connaître la composition complète de la liste et les candidats en position éligible. Au PS, a priori favori sur le papier car à la tête de la Région, il apparaît toutefois difficile d’espérer autre chose qu’une victoire à la Pyrrhus : «Nous avons essayé de réaliser une liste qui soit exemplaire en termes de renouvellement, de représentativité de la société civile et de générations différentes, en faisant un effort sur la lutte contre le cumul des mandats», explique Olivier Frézot, premier secrétaire fédéral du PS dans le Loiret. Carole Canette, conseillère municipale à Fleury-les-Aubrais, sera en 2e position sur la liste derrière François Bonneau, suivie d’Olivier Frézot et, selon toute vraisemblance, d’Agnès Quatrehomme, adjointe à Beaugency. Ensuite c’est plus flou : Corinne Leveleux-Teixeira, conseillère municipale à Orléans, Jean-Vincent Valliès, maire de Chécy et, entre autres, Abderrahim Ghbabra, directeur d’ACM formation, sont en lice. Dans les rangs d’Europe Ecologie, il n’est question pour l’heure que d’un trio de tête pour conduire la liste régionale. L’ordre reste à affiner mais Pascale Rossler, militante au sein d’une association de protection de la nature à Orléans, tient la corde pour être n°1, suivie – parité oblige - de Jean Delavergne, conseiller régional de l’Indre (Verts) sortant et de Michelle Rivet, agricultrice et maire de Marçais dans le Cher. «Il y a une forte demande nationale pour que ce soit une femme en tête mais c’est compliqué car il n’y en a pas tant que ça qui puisse être susceptible de devenir présidente de la Région», glisse un élu Verts. La tête de liste sera confirmée le 5 décembre. Dans le Loiret, derrière Pascale Rossler, Jean-Philippe Grand, conseiller municipal d’Orléans, s’affiche comme «l’homme Verts», suivi de Moïsette Crosnier, conseillère régionale sortante, n°3, et d’Emmanuel Deweer, défenseur de l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP). Ensuite, rien n’est calé. «L’important c’est que nous fassions le meilleur résultat possible dès le premier tour pour pouvoir ensuite faire passer nos idées», estime Jean- Philippe Grand. Ce qui faciliterait les négociations dans la perspective d’une union au second tour avec le PS. Europe Ecologie a déjà établi des scénarios… très élastiques. Le mouvement imagine décrocher entre 8 élus, comme c’est le cas aujourd’hui, et 26 ! Petit détail : pour y parvenir, Europe Ecologie doit «juste» arriver premier, dans chaque département.
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