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Mardié : pierre Charron ne veut pas du pont du Département Version imprimable Votre email
Écrit par Charles Centofanti   
06-05-2009

Notre série consacrée aux nouveaux maires de l’agglomération, un peu plus d’un an maintenant après les municipales, s’achève avec Pierre Charron, 72 ans, maire (sans étiquette) de Mardié (2 550 habitants).

Il y a un peu plus d’un an, le 9 mars, Pierre Charron remportait la mairie de Mardié avec 57% des suffrages, face à la liste du maire sortant Dominique Lautrette. «Une campagne propre et fair-play», estime Pierre Charron, précédemment conseiller municipal et ancien directeur de l’usine Compagnie Deutsch, à Saint-Jean-de-la-Ruelle. Un point noir s’impose d’emblée à Mardié : le pont du Département appréhendé, depuis les années 1975, par la commune qui craint d'être coupée en deux et de sortir de sa chère ceinture verte. Malgré les oppositions persistantes, portées par l'association Mardiéval, le Conseil Général maintient la réalisation de ce pont de transit pour les poids-lourds. Une enquête d’utilité publique doit avoir lieu à la fin de l’année, à moins qu'elle ne soit encore repoussée... «Je ne suis pas favorable à ce pont, il n’y a pas de besoin avéré et je pense qu’un aménagement reste possible à Saint- Denis-de-l’Hôtel et Jargeau», réaffirme Pierre Charron qui devient sibyllin lorsqu’on l’interroge sur les particularités de sa commune. Mardié disposerait d'une «arme secrète», «de quelque chose de particulièrement important», à même semble-t-il de peser dans la balance et de repousser le projet. «Une richesse naturelle qui fait partie de l'inventaire de la commune mais qui n'est connue que par quelques initiés», murmure l'un d'entre eux. Loiret Nature Environnement n'est pas au courant. Toujours est-il que Mardié entretient le suspens. Il se pourrait qu'on assiste au coup des scarabées piqueprunes qui, pendant des années, ont empêché les travaux l'A 28 Le Mans-Tours. Avec un castor énervé ? Hormis ce dossier brûlant, pas de bouleversement à l’horizon.

Au cours des semaines qui ont suivi son élection, Pierre Charron s’est attaché à poursuivre les projets initiés par son prédécesseur, «en y apportant quelques retouches». Cet «enfant du pays» se félicite d’avoir lancé trois consultations des habitants sur le devenir du terrain du lotissement des merisiers ou les besoins des 31 associations de la commune. En apparence, Mardié se porte bien, «mais il y a un retard important dans les infrastructures». Pierre Charron critique le manque d’investissements lors du mandat précédent. Les disponibilités financières sont certes limitées : «sur un budget de 2,2 millions d’euros, lorsqu’on soustrait 90% de frais de fonctionnement, il ne reste plus que 220 000€ pour investir.» Mais, selon lui, améliorer les capacités d’autofinancement passe par la réalisation d’économies sur les dépenses et par des investissements soutenus pour obtenir des subventions et des retours sur la TVA. Le tout, sans hausse des impôts. Pour l’instant en tout cas… Parmi les projets, Pierre Charron et son équipe ont prévu de réhabiliter les rues de la Fosse longue, des Moulins et Georges Sirot. La création d’une salle polyvalente est également à l’étude, tout comme l’amélioration des services de l’enfance. «On manque de locaux, on ne veut pas aller trop vite mais pas reculer non plus, l’objectif c’est le maintien des effectifs». Le Plan local d’urbanisme (PLU) sera, lui, voté avant la fin de l’année : «il a pourtant été initié avant 2004…», ironise le maire.

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