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Le MoDem cherche son centre Version imprimable Votre email
Écrit par Charles Centofanti   
24-09-2009

Le MoDem navigue à vue dans la perspective des régionales de mars 2010. De nouvelles alliances «de projets» se profilent après la main tendue adressée par la direction du parti aux socialistes et aux écologistes «et à tous les démocrates qui veulent une autre politique que celle de Sarkozy», précise Yves Clément, président du MoDem dans le Loiret. Une stratégie «très logique», selon lui, mais qui risque d’obscurcir la lisibilité et les contours d'un parti divisé en deux tendances : les “ex-UDF centre droit” d'une part, et les “MoDem-gauche” d'autre part. Un parti également affaibli par sa contre-performance aux européennes (8,08% des voix dans le Loiret). Ainsi, les alliances hypothétiques du second tour risquent de compliquer la tâche de certains élus locaux, au premier rang desquels les Orléanais alliés à l’UMP au conseil municipal, dont certains siègent aussi au Conseil général et à l'AgglO. Seule certitude au lendemain de la convention départementale, qui s’est tenue samedi 19 septembre à Saint-Jean-de-La Ruelle : les militants du Mouvement Démocrate prônent l’autonomie au premier tour du scrutin. Alors que le programme de campagne n’est pas encore arrêté et que les têtes de liste seront désignées fin décembre, plusieurs scénarios sont toutefois envisagés pour le 2e tour. Si le MoDem réunit plus de 10% des voix, la plupart des militants souhaiteraient continuer sur la lancée de l'autonomie. «Ça aurait vraiment de l'allure !», imagine un militant. Si le mouvement obtient moins de 5%, aucune marge de manoeuvre n'est possible. En revanche, s’il réalise entre 5 et 10%, le MoDem obtient le droit de fusionner. Et c'est là que tout se complique... En cas de rapprochement, comment franchir le saut entre les alliances d’hier et de demain ?

«Les alliances d’hier ne sont pas toutes avec l’UMP», rappelle Yves Clément, «à Chécy ou La Chapelle-Saint-Mesmin notamment, les élections municipales avaient été remportées avec le PS». Toujours est-il que lors des régionales de 2004, les centristes s’étaient ralliés à l’UMP et Serge Vinçon au second tour. Mais cette fois-ci, Hervé Novelli, tête de liste régionale de l’UMP, a déjà fait savoir le peu d’intérêt qu’il manifeste au MoDem. Réciproquement, une partie du MoDem refuse de se rapprocher de l'aile «dure» de l'UMP, s'estimant plus proche de la gauche et des Verts. «Je ne vois pas pourquoi nous ne travaillerions pas ensemble... même si certains considèrent que le MoDem c'est la droite», glisse Thierry Soler, conseiller général Verts. Du coup, les six élus MoDem qui travaillent main dans la main avec les élus UMP d'Orléans se retrouvent dans une situation délicate vis-à-vis de leur majorité. Même si, officiellement, chacun est libre. Jean-Pierre Gabelle, adjoint au maire d'Orléans et conseiller général, le reconnaît : «certes ça sera compliqué mais, en fonction des directives du mouvement, peut-être que j'en tirerais des conclusions... » Martine Grivot, adjointe aux sports, se donne quelques semaines pour réfléchir, avec la possibilité de quitter le parti : «j'attends de voir le projet mais pour être clair, je ne me vois pas dans une équipe avec des communistes. » Et elle n'est pas la seule dans les rangs du MoDem. Alexandrine Leclerc, adjointe à la solidarité, explique quant à elle que «pour éviter les problèmes de positionnement, le mieux serait que les élus MoDem d'Orléans ne soient pas au second tour». «Cela positionne des gens et ça en interdit d'autres», résume un militant. Au niveau de l'agglo, la ligne du parti est tout aussi trouble. Le maire MoDem de Fleury-les- Aubrais, dont une partie de l'équipe est à droite politiquement, a fait savoir son souhait de s'allier à la gauche au second tour, estimant que chaque élection est différente. «Cette histoire de “vous n'êtes ni à droite ni à gauche alors vous êtes où ?” ne me fait aucun effet. Je le dis tout net, je crois que les électeurs doivent s'habituer : on n'a pas besoin de savoir», lâche Michel Mudry, conseiller régional sortant, résolu à briguer un nouveau mandat, et conseiller d'opposition à Olivet. En attendant que le conseil national, prévu le 24 octobre, n'arrête une stratégie définitive, la question de la tête de liste régionale se pose. La sénatrice du Loir-et-Cher Jacqueline Gourault ou Alain Tanton, président de l'agglo de Bourges, s'affichent comme les leaders naturels aux yeux de la majorité des militants. Mais pas sûr qu'ils acceptent de renoncer à leurs mandats locaux... «Moins on en dit et mieux ça vaut pour l'instant», résume Jacqueline Gourault.

Commentaires
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dPm  - "Pas besoin de savoir" dit Mudry   |2009-09-25 00:34:25
En effet il vaut mieux ne pas savoir sinon on risque de grosses déceptions !

Mais vous êtes décidément indécrottables, messieurs-dames les politiques :
étonnez-vous que les électeurs boudent les urnes... vous nous prenez vraiment
trop pour des ânes.
Quand j'achète des cornichons, j'aime bien connaître la
marque de fabrique.
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