Accueil arrow Sorties & Loisirs arrow «Le CJf veut devenir un club fort du championnat français»
«Le CJf veut devenir un club fort du championnat français» Version imprimable Votre email
Écrit par Tribune Orléans   
02-10-2009

Comment êtes-vous arrivé sur le banc du CJF Fleury Loiret Handball ?

La non-reconduction de mon contrat avec Besançon en 2007 a été une surprise. Daniel Villain (coordinateur du secteur sportif) m’a proposé de venir au CJF, ce qui ne s’est pas fait pour diverses raisons. Il a ensuite pris régulièrement de mes nouvelles, alors que j’étais en galère, et j’ai apprécié cette confiance. Après, ce qui est important, c’est le projet. Et le CJF veut devenir un club fort du championnat français.

Fort d’un palmarès impressionnant (1 titre Européen, 3 de champion de France, 4 Coupes de France, 2 Coupes de la Ligue), quels sont vos objectifs avec Fleury ?

J’ai signé pour 3 ans, alors évidemment j’ai l’objectif d’accrocher un titre durant cette période. Mais nous allons d’abord essayer de stabiliser le niveau de jeu de l’équipe pour durer dans le haut du classement à l’image de Metz, du Havre et Nîmes qui, depuis 7 ans, sont régulièrement dans les 3 premiers clubs français. Après pour le recrutement, les finances du club, les partenariats, ça devient plus simple. Objectivement cette année nous allons essayer d’être dans les 6 premiers pour participer aux play-offs qualificatifs pour l’Europe.

Pour un club en cours de structuration, une Coupe d’Europe ne représente pas un danger financier ?

Si. Mon ancien club, Besançon, vient d’être rétrogradé en D2 à cause d’un déficit important. Fort de cette expérience, soyons déjà européen et puis après nous verrons. Mais si je suis au CJF, c’est que j’ai confiance en les gens autour de moi et qui veulent faire du CJF, un grand club. La fédération a mis en place des règles, le handball féminin se professionnalise et on ne peut plus faire n’importe quoi.

Etes-vous satisfait du recrutement à l’intersaison ?

Nous avons bossé dessus avec Daniel, mais on n’est jamais satisfait. Je dois faire avec une équipe déjà en place donc je ne pars pas de zéro. Entraîner, oui, coacher, oui, mais je ne suis pas devin ! Il est difficile de savoir si nous avons recruté des joueuses, simplement moyennes ou bonnes.

Vos débuts en championnat sont difficiles (1 victoires, 2 défaites), ça vous inquiète ?

Je voulais absolument prendre des points contre Metz ou Le Havre, pour que l’on puisse se dire que nous avons fait un bon début de saison. Ce n’est pas le cas. Malgré tout, ce n’est pas encore une inquiétude car les équipes étaient supérieures. Les 3 prochains matchs, contre des concurrents directs pour les playoffs (Toulouse, Toulon et Mios-Biganos), nous permettrons d’y voir plus clair. Si nous faisons du 3 sur 3, ce sera bien et nous pourrons jouer les 6 premières places, mais si c’est 0 ou 1 sur 3, alors, là, ce sera inquiétant.

Au niveau du jeu, votre défense est solide mais votre attaque n’est pas très efficace, comment l’expliquez-vous ?

Par rapport à l’année dernière où les filles étaient fébriles en défense, nous avons beaucoup travaillé le secteur défensif. Cela commence à porter ces fruits, je suis content. Par contre, en attaque, nous ne faisons pas les bons choix. Les remontées de balles sont approximatives et il y a trop de tirs pris dans des conditions difficiles. Par exemple, les tirs Biljana Filipovic sont maintenant connus par les gardiennes d’en face. Il faut qu’elle apprenne à faire la passe pour décaler une coéquipière, sachant qu’elle attire les défenses adverses.

Le passage du CJF en Société Anonyme Sportive était-il nécessaire ?

Je suis persuadé que si nous voulons passer pro, il faut que la partie amateur soit séparée de la partie pro. Les dirigeants ne peuvent pas s’occuper de tout, il faut que chacun soit responsable d’un travail précis, tout en gardant des passerelles entre les deux structures. Après il faut un kiné, un adjoint, un médecin…. car maintenant, le sport professionnel nécessite un staff pour encadrer et suivre les athlètes. Mais, cela ne va pas se faire en un jour !

Quel budget espérez-vous pour la saison prochaine ?

Celui de cette année tournera aux alentours de 1 million d’euros et dans le championnat de France, pour faire un bon recrutement, il faudrait plus de 1,2 million d’euros. Pour exister au niveau européen, hors champions league, 1,5 million d’euros sont nécessaires.

Avec Philippe Hervé au basket, Didier Nourault au rugby, vous faîtes partie d’un recrutement d’entraîneur de haut-niveau à Orléans, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Si je pouvais suivre l’exemple de Philippe Hervé, qui a obtenu de bons résultats très rapidement et qui a

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
 
Saisissez le code que vous voyez.

3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 
< Précédent   Suivant >

Vos Réactions

PORTRAITS

 

Régionales : Jean Delavergne, un pied-noir au coeur vert

Jean Delavergne, 57 ans, conseiller régional (Verts) sortant et chef de file d&rsq...

 

Claude Pinault : du syndrome de Guillain-barré à l'écriture

Jamais malade ! Le dynamique Claude Pinault, 58 ans, qui gérait avec son é...

 

Alassane Tall : l'itinéraire improbable d'un immigré clandestin laveur de vitres

Le rêve d’Alassane Tall, un sanspapiers de 46 ans, s’est brisé me...

 

Philippe Hervé : le coach qui a emmené l'entente au sommet

Philippe Hervé, 46 ans, en impose sur le parquet et en dehors. Les cheveux poivre ...

 

Avelino Vallé : «Comment je suis devenu franc-maçon»

À 63 ans, Avelino Vallé tente de tordre le cou aux idées reçue...

Abonnez-vous à la Newsletter !






imprimerie en ligne easyflyer