
A trois journées de la trêve hivernale,
l’Union Sportive d'Orléans (USO) est
leader de son groupe de CFA. «Nous
sommes dans le bon wagon, mais être
premier au mois de novembre n’est pas une
fin en soi», prévient Yann Lachuer, l'ancien
joueur pro devenu entraîneur cette saison.
Une belle performance tout de même au vu
du renouvellement de l’effectif cet été, avec
12 départs et neuf arrivées et les débuts de
Yann Lachuer à son poste. «Sa venue nous a
apporté cette vision nouvelle du club, c'est un
homme neuf dont nous avions besoin»,
témoigne Edouard Herrera, directeur général
et responsable de la communication du club.
Un début de saison bien négocié également
compte tenu de la poule de l’USO, assez relevée
et homogène.
«Quatre ou cinq équipes
sont capables de postuler à la montée.
D’ailleurs, sept équipes de notre groupe sont
encore en lice en Coupe de France, ce qui
montre son niveau !», insiste le coach orléanais.
Le bon bilan de l’US Orléans en championnat
s’accompagne d’un parcours intéressant en
Coupe de France. Samedi 12 décembre,
Orléans se déplacera à Saint-Dizier (CFA 2),
pour disputer le 8e tour de la Coupe. Même si
l'affiche n'est pas grandiose, la rencontre
promet d’être pimentée. Les Orléanais auront
fort à faire contre une équipe habituée aux
bons coups en Coupe. «Nous allons essayer
de passer ce tour pour, peut-être, avoir le bonheur
de rencontrer un club de Ligue 1 ou de
Ligue 2. Car, la Coupe de France est un très
bon coup de projecteur», remarque Yann
Lachuer. Une victoire serait aussi non négligeable
pour la tire-lire du club au budget
«moyen haut» d'1,2 million d'euros: «Si l'on
passe, on aura peut-être la chance de tomber
contre une équipe huppée. Les clubs de L1 et
de L2 laissent traditionnellement leur part de
la recette du match aux clubs amateurs, ça
signifie entre 20 000€ et 30 000€», évalue
Edouard Herrera.
Même s’il rappelle ne pas avoir parlé de montée
cette année, Yann Lachuer nourrit le
projet de faire, de l’US Orléans, un des plus
grands clubs de la région. «La volonté est de
se rapprocher du modèle auxerrois», reconnaît
le coach, avec des structures qui pourraient
accueillir des jeunes de toute la région.
Où s'arrêtera la progression du club?
L’entraîneur lance malicieusement : «Le
projet Yann Lachuer est de gagner la Ligue
des Champions avec Orléans... J’entends
parler de Ligue 2 mais elle ne doit pas être un
aboutissement.
Dans le football, il n’y a rien
d’impossible. Il faut juste se donner les
moyens, travailler et être patient», développe
l’homme aux deux Coupe de France (2003-
2005).
Mais avant d'imaginer un jaune et rouge soulevant
la Coupe aux grandes oreilles, il faudra
être patient. Et de la patience, l’US Orléans
n'en manque pas tant elle rêve de s'extirper
du championnat CFA depuis plusieurs
années déjà. Toujours est-il que la dynamique
actuelle est bonne comme l'atteste le match
de dimanche 29 novembre, contre la réserve
Auxerroise. Ponctuée par un nul (0-0), la rencontre
a confirmé la solidité des Orléanais, qui
auraient même pu l’emporter face à une formation
ayant pris soin de coucher neuf
joueurs pros sur la feuille de match. Outre
cette première place, l’US Orléans possède
aussi la meilleure défense de son groupe,
avec seulement neuf buts encaissés en
14 matchs et elle reste invaincue depuis
11 matchs de CFA, avec huit victoires à la clé.
«Il faut rester modéré mais cela n’empêche
pas l’ambition», lache Yann Lachuer, «si nous
pouvons monter à la fin de la saison, nous ne
nous gênerons pas. Car, plus la locomotive
que représente l’équipe 1ère avancera vite,
plus elle tirera le club derrière elle.»
«Contrairement à l'an dernier où l'on s'est un
peu cherché, la situation au sein du club est
pérenne et il y a une osmose», résume
Edouard Herrera. Le terminus de la saison
2009-2010 ne sera connu qu’au mois de mai.
D’ici là, l’US Orléans devra continuer à prouver
qu’elle peut devenir un grand club.
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