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Laurent Garnier : l'electro s'invite à Orléans'Jazz Version imprimable Votre email
Écrit par Gaëla Messerli   
11-06-2009

Du 16 au 27 juin, la cité johannique va vivre à l'heure du jazz avec le festival Orléans'Jazz. Au programme de grands noms comme Ron Carter, des célébrités avec André Manoukian mais aussi des jeunes talents comme Jamie Cullum, China Moses, la fille de Dee Dee Bridgewater ou Kyle Eastwood, le fils de l'acteur américain. Sans oublier une ouverture vers l'electro avec Laurent Garnier, 43 ans, le pionnier de la musique électronique en France. Ce n’est pas pour un dj set que l’on va voir Laurent Garnier, mercredi 24 juin à 22h30, au Campo Santo à Orléans, mais bien pour un live. Rencontre avec cet artiste fou de musique qui vient de sortir en mai son dernier album aux influences jazz ,“Tales of a Kleptomaniac”.

Aviez-vous suivi une formation musicale au départ ? Non c'est l'amour de la musique depuis que je suis tout gamin qui m'a amené où je suis. Je n'ai pas de formation même si j'ai pris quelques cours de pianos. Je n'étais pas assez studieux et c'était trop rigide, pas assez rapide. Surtout à l'époque. Vous n'aimez pas ce qui est strict. Pourtant vous avez fait une école d'hôtellerie... C'est rigide mais ça va plus vite ! Au bout de quinze jours, vous êtes en salle. En plus, c'était pour mes parents...

Quels sont les artistes de jazz qui ont une influence sur votre musique ? Herbie Hancock, Miles Davis... Mais j'écoute toujours de la musique pour créer plus que pour m'influencer.

Pourquoi avoir choisi “Tales of a Kleptomaniac” comme titre de votre dernier album ? Quand on est dj, on utilise la musique des autres. Comme beaucoup, quand j'écoute un nouveau disque, je ne peux pas m'empêcher de me mettre aux platines. On se fait cleptomane. C'est valable aussi pour les musiciens et pour tous les arts. J'ai préféré le mot “Tales” car c'est plus joli que “Story”. Il y a un aspect plus “conte de fées”.

Comment composez-vous vos titres ? Il n'y a pas règle. Lorsque je pars d'une idée, cela peut finir à 200 km du départ.

Vous aviez un label jusqu'en 2008. L'avez-vous définitivement abandonné ? Il est en sommeil. On veut se garder une marge de manoeuvre si l'on a besoin. Aujourd'hui, il faut être suicidaire pour se lancer dans l'industrie du disque car elle est vouée à mourir. Je ne suis pas pour la musique gratuite mais je ne suis pas non plus pour couper Internet aux gens, c'est comme leur enlever le gaz ou l'électricité.

Quels sont vos projets en dehors de la tournée ? Je prépare le film adapté librement de mon livre “Electrochoc”. Je suis en contact avec un réalisateur anglais. Il ne risque pas de sortir avant 2011 car on en est à la transposition en scénario. J'ai aussi un projet pour le Bolchoï avec Angelin Preljocaj avec qui j'ai déjà collaboré. Vous vous intéressez à la danse contemporaine. À Orléans se trouve Josef Nadj.

Auriez-vous envie de travailler avec lui ? J'aimerais bien... Joseph Nadj est un très grand chorégraphe mais la danse est un milieu compliqué. J'aimerais le rencontrer en tout cas.

Avez-vous entamé la composition du prochain album ? Non, j'ai déjà un ou deux titres mais j'ai besoin de temps. Je veux rester moi-même. Pour cela, j'ai besoin d'une phase de digestion. Je ne sais pas de quoi demain sera fait et s'il y aura un prochain album.

Mercredi 24 juin à 22h30, au Campo Santo à Orléans Festival de jazz au 16 au 27 juin au Campo Santo, au jardin de l'évêché à Orléans. Tarif au Campo Santo de 7 à 23€. Forfaits : 20 à 38€ pour 2 jours, 36 à 68€ pour 4 jours.

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