
Que représente la Loire à vos yeux ?
C’est ce qu’on m’a appris à l’école. Quand on vit avec la Loire, c’est un peu comme les marées, on voit évoluer ce fleuve sauvage en fonction des hauteurs d’eau. Jeune, je le regardais en rêvant qu’un jour, je vivrais à l’endroit où il se jette.
Est-ce qu’il y a des détails de la Loire qui vous ont marqué lors de vos prises de vue ?
J’avais un cahier des charges précis du Département. Je devais sillonner le Loiret d’Ouest en Est. Comme je passe pas mal de temps au dessus du littoral, le survol de la Loire a été un choc car c’est un espace où il ne se passe rien ! C’est dur… En dehors des constructions humaines, il n’y a rien. Je m’attendais à trouver des bateaux sur ce fleuve sauvage car mon grand-père avait une maison à Sigloy et il y avait à l’époque beaucoup de pêcheurs. Là, j’ai eu du mal à trouver un bateau dans les frontières du département. Cela m’a étonné qu’un fleuve aussi beau ne soit pas pris d’assaut en dehors du week-end, même par les promeneurs. Aux abords de Saint-Benoît, il n’y avait même pas un chat pourtant il y a beaucoup d’habitants dans le département. Je vis dans le littoral avec des gens qui travaillent autour de l’eau, c’est le cas également entre Saint-Nazaire et Angers.
Quel est votre regard sur vos clichés réalisés dans le Loiret ?
Je ne sais pas si c’est réussi. Simplement, je ne suis pas metteur en scène, j’ai pris ce que j’ai vu.
Est-ce que cela vous donne envie de poursuivre l’expérience dans le département ?
Pendant des années, j’ai travaillé dessus mais j’ai fait remarquer au Conseil général qu’il serait mieux de revenir à chaque saison afin d’avoir des couleurs différentes et saisir la vie tout au long d’une année.
Vous avez bien connu la cité johannique. Comment trouvez-vous la ville d’Orléans aujourd’hui ?
Je viens régulièrement à Orléans. Actuellement, il y a des travaux partout. C’est un énorme chantier, très bon pour la ville. Les gens avaient bien critiqué la première ligne de tram et aujourd’hui ils sont bien contents de l’utiliser. C’est le prix à payer ! Par contre, j’ai toujours la même déception à Orléans avec la place du Martroi qui est si triste, si minérale. Je trouve cela dommage pour une ville, capitale des pépinières et de l’horticulture. Quelle que soit la couleur de la municipalité, cette place est toujours aussi triste.













