Environnement
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les agriculteurs victimes de deux mois de sécheresse | les agriculteurs victimes de deux mois de sécheresse |
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| Écrit par Tribune Orléans | |||||||
| 08-10-2009 | |||||||
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Cela ne ruisselle pas, mais c’est une culture qui n’est pas valorisée pour les producteurs qui ont fait cet investissement», commente Xavier Girard. Jean-Marc Leluc, président de l'association des irrigants du Loiret est bien placé pour parler de ce problème. «Ce n’est pas avec le peu de pluie qui tombe actuellement que cela va changer quelque chose», témoigne l’intéressé qui constate les conséquences au niveau des cultures légumières qui ne sont pas irriguées et du colza. Ce qui devait être la première année avec des champs couverts à l'automne par ces cultures anti-nitrates est un échec car rien ne lève. «Cela occasionne des frais inutiles aux agriculteurs qui ont joué le jeu ou n’ont pas eu le temps de bénéficier de dérogation», commente Jean-Marc Leluc. Il y voit une preuve du bon sens paysan. «Cela peut marcher dans la Manche mais pas dans notre département», commente Jean-Marc Leluc, «il y a longtemps que nous n’avons pas eu un climat aussi sec, surtout au nord du département. Les feuilles de betterave sont fanées et sur certains arbres, elles sont déjà en train de tomber». Des pertes financières, il y en a déjà surtout dans l'Est du département qui a connu des arrêtés sécheresse qui interdisaient l'irrigation : «le potentiel de rendement d'un colza mal levé est divisé par deux. Il y a aussi les betteraves, l'investissement dans les CIPAN pour rien mais aussi le matériel qu’on casse dans les champs tant la terre est sèche comme du béton.» La recharge des nappes phréatiques et rivières est aussi préoccupante, même si les restrictions préfectorales de crise ont été levées, le 5 octobre dernier. L'état d'alerte est toutefois maintenu dans le secteur du Fusain montargois. Le bassin versant du Loiret Dhuy n'a pas retrouvé une situation normale et l'indicateur de la nappe de Beauce est encore en baisse. «Il en encore trop tôt pour savoir si le taux de précipitations à venir pourra recharger les nappes», observe Jean-Claude Raynaud, «lorsque la terre est aussi sèche, elle absorbe mal. Normalement, c’est fin octobre que les nappes se rechargent. Cette année, il faudra attendre un mois et demi à deux mois de plus». Aujourd’hui, paradoxe, le monde agricole redoute l’arrivée d’orages... les empêchant d’aller aux champs.
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