Environnement
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Pas de crise de la fréquentation pour les parcs et jardins | Pas de crise de la fréquentation pour les parcs et jardins |
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| Écrit par Charles Centofanti | |||||||
| 09-07-2009 | |||||||
Malgré l’érosion du pouvoir d’achat des ménages, les parcs et jardins payants d’Orléans et de sa périphérie séduisent toujours autant. Après la baisse de la fréquentation constatée en 2008 (lire encadré), un regain de visites est ressenti depuis le début de l’année dans plusieurs jardins : plus 40% à l’arboretum des grandes bruyères d’Ingrannes (2500 visiteurs en 2008), plus 15% environ aux Jardins de Roquelin à Meung-sur-Loire (2000 visiteurs), «stabilité ou légère évolution po-sitive» au parc floral d’Orléans la Source (111 493 entrées), «petite augmentation avec une hausse des groupes en juin», souligne Chantal Touzeau, la propriétaire du jardin de Chantal et Alain (700 visiteurs) à Jouy-le-Potier… «Nous n’avons pas encore les chiffres 2009 mais curieusement la saison a bien commencé », résume Michèle Quentin, déléguée de l’Association des parcs et jardins de la région Centre (APJRC). Plusieurs explications : le développement durable entre progressivement dans les moeurs, les guides pour jardiner au naturel fleurissent, «c’est dans l’air du temps, la visite d’un jardin coûte le prix d’une place de ciné et elle permet un retour aux sources, on se détend et on oublie la crise», poursuit Michèle Quentin. Le profil type des visiteurs ? «Des passionnés de botanique mais aussi des gens de tout âge qui ont envie de se changer les idées, après la visite d’un château c'est idéal !», estime Chantal Touzeau. A Ingrannes, Bernard de La Rochefoucauld, 86 ans, propriétaire de l’arboretum des Grandes Bruyères, perçoit un changement profond plutôt qu'une mode des jardins. Ainsi, il table sur 3 500 visiteurs cette année contre 2 500 en 2008 : «Au lieu de partir à Cuba, les Orléanais, qui représentent une large part des visiteurs, font le choix de rester en France et de visiter. Le public vient volontiers mais c’est une attitude très nouvelle. Il y a une prise de conscience du fait que les arbres sont notre pharmacopée et notre nourriture.» Erika Zimmermann, directrice du parc floral de La Source, constate aussi que les gens prennent des notes, «ils viennent piquer des idées pour leur jardin !» La réouverture de l’arboretum national des Barres à Nogent-sur-Vernisson, le 4 avril, renommé Arbofolia à la suite de la reprise de gestion par l’Office nationale des forêts le 1er janvier, est symptomatique de l'engouement persistant du public. Il s’était d'ailleurs mobilisé pour ne pas que l’arboretum ferme alors que l’avenir du site, jugé à l’époque peu rentable, s’obscurcissait. Preuve que le créneau est porteur : «Aujourd'hui nous voulons dépoussiérer un site qui était trop destiné aux élites et aux férus de botanique, l'idée c'est de faire du parc un outil de développement économique et d'éducation à l'environnement. Nous sommes sur une accroche d'un produit “éco break”», explique Frédéric Sensfelder, le directeur. Mais peu de parcs parviennent à l’équilibre financier. «C'est difficile mais il y a des engagements des collectivités, notre objectif est de rentabiliser en 2012», nuance Frédéric Sensfelder. Cela passe, selon lui, par le développement d'une activité marchande en parallèle de la billetterie. «Un jardin coûte cher, ça ne peut qu'être une passion, les visites permettent seulement de couvrir les frais mais pas de gagner de l'argent. Le seul qui s'autofinance ce sont les jardins de Villandry», indique Michèle Quentin de l'APJRC. Bernard de La Rochefoucault le confirme : «c'est difficile comme pour les châteaux, les dons représentent une bonne moitié des rentrées d'argent.» «L'investissement est important au départ. Ensuite l'entretien ne coûte rien quand on s'en occupe soimême mais il représente les 2/3 du temps», souligne Stéphane Chassine, propriétaire des Jardins de Roquelin qui vend des rosiers anciens pour équilibrer son activité. Chantal Touzeau est du même avis : «mon mari est paysagiste, l'activité du Jardin ne peut pas être purement commerciale, le jardin ne représente qu'un dixième de l'activité.» Pour Pierre Paris, l'équilibre n'est tout simplement pas tenable : «Malheureusement, nous sommes obligés d'investir sur nos deniers personnels, c'est pour ça que l'entrée est payante...» Une seule solution pour préserver l'intérêt suscité par les jardins : «Il faut se renouveler, innover et rechercher des thèmes et des variétés botaniques différentes de celles que l'on trouve dans le commerce.» Avec un paramètre crucial, que personne ne maîtrise : la météo. Sélection des jardins incontournables à lire en page 4
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