
La deuxième génération de biocarburants réussira t-elle là où la première trouve déjà ses limites ? Qu’elle provienne de la betterave, du maïs, du blé ou de toute autre plante cultivable, celle-ci «ne suffira pas à remplacer la totalité du pétrole et la demande qu’elle génère crée des tensions sur les prix de certains matières alimentaires», rappelle Laurent Catoire. En attendant et comme des milliers d’autres chercheurs à travers le monde, ce chimiste de l’université d’Orléans tente de trouver l’ensemble du processus qui un jour peut-être, permettra de produire du carburant à partir du bois et de la partie non-comestible des plantes. Les scientifiques ont découvert le procédé qui par chauffage, permet d’en extraire un gaz constitué d’hydrogène et d’oxyde de carbone. De leur côté, les compagnies pétrolières savent déjà comment obtenir des carburants liquides en fin de chaîne. Y-compris pour remplacer le kérozène dans les avions, sans devoir en changer les moteurs. Sauf qu’en matière de biocarburants de deuxième génération, «on détient certaines pièces du puzzle, mais on est pas encore capable d’aller de A à Z», explique Benoît Taffin, en charge de la filière végétale à la Chambre régionale d’agriculture.





Environnement 









