
Le retour à des valeurs presque habituelles après dix années marquées par des températures supérieures à la normale. Tel est en peu de mots ce que Météo France retiendra de l'année 2008 dans le Loiret. La température moyenne relevée à la station automatique d'Orléans-Bricy a été de 11,09°C, soit quatre dixièmes de plus que comparé à la période 1961-1990, qui tient lieu de référence. Et surtout, un demidegré de moins qu'en 2007. En quelque sorte une pose -toute relative- dans le phénomène de réchauffement climatique observé. Excepté en 1997, «toutes les années depuis 1987 ont été plus chaudes dans le loiret qu’au cours de la période de référence», constate Pascal Miquel, technicien au centre départemental de Météo France. «Les températures moyennes annuelles ont quasiment augmenté d'1,5°C» avec sur le terrain, des hivers souvent cléments et des chaleurs printanières plus précoces. Dans ce contexte, 2008 a donc souvent donné l'impression d'être une année froide «alors que c'est en réalité une année plus proche de la normale», relativise Pascal Miquel. Ainsi pour l'été dernier, qui a souvent donné le sentiment d'être totalement “pourri” alors que ses valeurs ont été plus proches des valeurs de référence que lors des années précédentes. En juillet et août, la durée d'insolation a tout de même connu un recul d'une trentaine d'heures par rapport aux normales saisonnières. Mais globalement, 2008 est loin d'avoir été un millésime sans soleil. Grâce notamment à un mois de février très ensoleillé, l'insolation a été de 1745 heures à Orléans-Bricy, contre 1710 heures en moyenne depuis 1950. Du côté de la pluviométrie, les 596 mm enregistrés à Orléans-Bricy correspondent «à 10% de moins que la normale», observe Pascal Miquel. Et ce malgré le fort déficit pluviométrique enregistré en octobre, avec des valeurs 50 à 70% en deça de la moyenne de référence. Le fait que le Loiret a été normalement arrosé l'an dernier, en plus des mesures visant à limiter les prélèvements destinés à l'irrigation, «a bloqué la baisse de la nappe de Beauce observée depuis plusieurs années», note le technicien cité. Les pluies estivales sont survenues au moment même où les plantes avaient besoin d'eau. Mais rappelle Pascal Miquel, «il faudrait une année exceptionnelle pour vraiment recharger la nappe» L'année qui débute marquera t-elle le retour à des valeurs plus conformes au réchauffement climatique qui ces 50 prochaines années, devrait faire gagner un degré supplémentaire à la France ? Il est évidemment trop tôt pour le dire. Mais d'ores et déjà, janvier 2008 a débuté sur des bases moins clémentes qu'il y a un an. La station d'Orléans-Bricy a relevé une température de -13,8°C au matin du 7 janvier. Plus du double du record de température la plus froide de l'an passé, quand -6,8°C avaient été relevés au même endroit le 28 janvier.





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