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Servier veut exporter et investir sur l’avenir Version imprimable Votre email
Écrit par Tribune Orléans   
30-04-2010

chimie-labo.jpgLe laboratoire qui débuta à Orléans en 1954 compte aujourd’hui parmi les 25 premiers laboratoires pharmaceutiques du monde. Présent dans 140 pays, la crise de 2009 n’est pas la première qu’il croise….

Avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros en 2009, à peine inférieur à celui de 2008, le laboratoire Servier a plutôt bien résisté à cette nouvelle crise. Servier aura même une fois encore contribué, à hauteur de 29%, à l’excédant de la balance commerciale française pour l’industrie pharmaceutique, l’entreprise exportant dix fois plus qu’elle n’importe. Cette performance est à porter au crédit de plusieurs facteurs conjugués, notamment par l’étendu de ses marchés : 86% de la consommation des médicaments produits par Servier se fait à l’international, dans près de 140 pays. Pourtant les parités de l’euro avec le dollar, le rouble et certaines monnaies d’Amérique latine n’ont pas favorisé le montant des échanges commerciaux, impactant fortement les résultats financiers plus que les volumes. Trois nouveaux médicaments ont été mis avec succès sur le marché entre 2008 et 2009, dans les domaines de l’ostéoporose, le rythme cardio- vasculaire et dans le domaine de la dépression. Un succès que l’on juge par l’accueil que leur réserve le corps médical lorsqu’il y trouve une réponse thérapeutique efficace. Servier est donc resté sur des sujets thérapeutiques clef, qu’il connaît et maîtrise depuis de nombreuses années. Très présent sur les problèmes cardio-vasculaires, le métabolisme, le système nerveux central, la rhumatologie et la cancérologie, Servier s’est placé en pointe de domaines fondamentaux qui concernent le plus grand nombre et dont on a malheureusement pas finit d’entendre parler. Le médicament est une valeur sûre, mais elle ne fait pas tout pour traverser une crise financière mondiale. Le succès est en fait à la hauteur d’un l’investissement en recherche qui n’a pas faibli ces dernières années, y compris en période de crise. «Nous avons maintenu la part de 25% de notre chiffre d’affaires consacrée à la Recherche et au développement, explique-t-on chez Servier, ce qui représente près de 400 millions d’euros pour la France auxquels on peut ajouter 20 millions d’euros en investissement pour les infrastructures de Recherche». Il y a trois ans, le Groupe construisait à Orléans, un nouveau centre d’innovation galénique ; un investissement qui pouvait sembler tomber au mauvais moment, à la veille des «annus horribilis», mais qui n’a en rien inquiété le groupe international. «Nous traversons régulièrement des crises dans tous les pays du monde, rappelle-t-on à la direction de la communication. L’investissement à long terme est la seule politique de sagesse, tout en maîtrisant nos dépenses et en sachant faire le dos rond si besoin». C’est à ce prix que fonctionne l’industrie pharmaceutique pour la découverte de nouveaux traitements. Autre facteur déterminant, Servier a su rester indépendant des marchés financiers, insoumis aux soubresauts des bourses mondiales et ne se pliant donc pas aux exigences des investisseurs. «Le cycle de découverte d’un médicament est de l’ordre de vingt ans, poursuit-on chez Servier. Le fait d’être indépendant nous permet de continuer l’effort de recherche comme le veulent le docteur Servier et les chercheurs». La recette semble donc être la bonne, et la ligne directrice ne sera pas infléchie : «l’avenir se dessine toujours avec l’innovation, et des partenariats importants avec des instituts de recherche, français et étrangers.» Plus que jamais, Servier reste dans son coeur de métier, qu’il partage avec les meilleurs équipes au monde, laboratoires universitaires et privés. Mais il aura à faire face à quelques freins qui pénalisent sévèrement la Recherche et la libre concurrence : d’une part, la Recherche et le coût du développement d’un médicament ont été multipliés par cinq en 20 ans (essentiellement en raison des règles de sécurité), d’autre part la durée d’exclusivité qui n’est plus de 20 ans mais tout au plus de sept ou huit ans. «N’oublions pas que ce sont les produits des ventes qui permettent de financer la recherche future. Il faut maintenir un équilibre entre l’effort de recherche et la durée d’exclusivité.»

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