
Le géant de la sécurité incendie poursuit sa
course en avant ! Fondé en 1958 à Massy
(Essonne), le groupe DEF (135 millions
de chiffre d’affaires en 2009, 129 millions en
2008, 1200 salariés), numéro un français de la
détection incendie et deuxième mondial
derrière Siemens, prend de l’importance et a
décidé, en 2007, d’investir 5,5 millions d’euros
en implantant stratégiquement une plateforme
industrielle de 7 500 m2 à Dadonville, au sud
de Pithiviers et à quelques kilomètres seulement
de l’A19.
Accompagnée par l’Agence de développement
économique du Loiret (ADEL), et soutenue
notamment par le Conseil général et la Mairie
de Dadonville à hauteur de 90 000€ pour
l’acquisition du terrain de 3 hectares, Philippe
Lécuyer, le président du groupe depuis ses
26 ans (il en a aujourd’hui 53) et le décès de
son père Daniel, le fondateur, explique son
choix : «Nous avons cherché à regrouper des
unités de production existantes à Pithiviers
(130 salariés dont 110 iront à Dadonville), autour
d’une seule et même base logistique
baptisée Sefalog. Le site de Dadonville s’y
prête très bien, par sa praticité et nous avons
eu des conditions d’installation favorables.» La
première pierre de la construction a été posée
le 14 janvier dernier en vue d’une livraison du
site fin 2010. Le cas échéant, les anciennes
usines FARE et SEFI de Pithiviers devraient
être reconverties ou orientées vers d’autres
activités de la société qui a également ouvert, le
15 janvier 2010, une agence commerciale
avenue des Droits de l’Homme à Orléans.
Le groupe DEF possède actuellement six
usines dans le monde : quatre en France, une
à Vérone en Italie et une autre à Shanghaï en
Chine. La société, qui réalise 22% de son
chiffre d’affaires à l’étranger, développe à la fois
l’engineering, l’installation, la maintenance et la
conception de ses systèmes de sécurité
incendie, de plus en plus complexes et évolutifs
en raison des nouvelles normes européennes.
Le coeur de cible de la société ? «Nous
sommes surtout tournés vers les grosses
installations, c’est-à-dire le marché des établissements
recevant du public, les bureaux,
les centrales thermiques et les aéroports…
A l’inverse nous sommes peu sur le marché des
particuliers, cela doit représenter 1% de notre
activité», explique Philippe Lécuyer. Sachant
que le taux d’équipement en la matière est
d’environ 50% dans le domaine industriel et de
quelques pourcents seulement pour les particuliers
qui constituent, de fait, un axe de
développement dans les années à venir. DEF
commercialise quelque 400 000 détecteurs de
fumée par an et, parmi ses contrats les plus
importants, le groupe a notamment réalisé
toute l’installation du tunnel sous la Manche.
La crise n’a pas épargné le groupe qui a néanmoins
réussi à développer son chiffre d’affaires :
«nous avons rencontré un fléchissement de
notre croissance mais nous voulons construire
l’après crise et nous n’avons d’ailleurs pas
cessé nos investissements et nos recrutements.
La décision de venir à Dadonville a été
prise en novembre 2008 !» 10 emplois
devraient y être créés. L’entreprise a également
mis un point d’honneur dans le bâti, qui intégrera
les dernières normes environnementales,
avec une installation en géothermie et 3 500 m2
de panneaux solaires prévus sur la toiture.
Lesquels assureront une production annuelle
d’électricité de 200 000 kW, qui devrait couvrir
80% de l’énergie consommée par la plateforme.
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