| Leclerc joue la carte des paysans du coin |
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| Écrit par Tribune Orléans | |||||||
| 28-05-2010 | |||||||
Travailler davantage avec
les producteurs locaux et le faire
savoir, c’est le challenge que
veulent relever les hypers Leclerc
de l’agglomération d’Orléans
et celui de Beaugency.
Près de 80 producteurs locaux de fruits et
légumes, de viandes, de volailles mais aussi
de miel et de vinaigre, réunis dans une
association «C’est du Coin», ont signé vendredi
21 mai un accord de commercialisation avec les
centres E. Leclerc de l’agglomération orléanaise
et de Beaugency. Ainsi dès la rentrée et sous le
label clairement identifé «C’est du coin» les clients
des Leclerc de Fleury et d’Olivet pourront acheter
local. Pour Jean-Pierre Gontier, PDG des
hypermarchés Leclerc de Fleury et d’Olivet, il
s’agit de réaffirmer l’attachement des centres
Leclerc à leur proximité et à l’environnement,
tout en aidant les producteurs locaux à monter
des circuits de commercialisation courts pour
leur permettre d’améliorer leurs marges. «Nos
trois Leclerc, c’est 1000 emplois directs dans le
Loiret et de très nombreuses PME-PMI qui vivent
et qui travaillent à nos côtés», souligne Jean-Pierre
Gontier. En s’associant avec une association de
producteurs locaux, répartis dans un rayon d’une
cinquantaine de kilomètres autour d’Orléans, les
centres E. Leclerc font un double pari. D’abord
démontrer concrètement que les grandes surfaces
peuvent permettre aux producteurs locaux
de développer leur chiffre d’affaires. A Vierzon,
où une initiative similaire a été mise sur pied, il y
a déjà plusieurs années, le chiffre d’affaires (CA)
réalisé par l’ensemble des producteurs locaux
s’élève à 730 000 euros par an. Environ 1% du
CA total du Leclerc de Vierzon. Mais cela permet
surtout à des agriculteurs locaux d’écouler
bon an mal an près de 200 boeufs... Avec des
marges qui ont grimpé de 15% par rapport aux
ventes classiques réalisées avec des circuits plus
longs.
Pas d’objectif chiffré mis an avant par les patrons
des hypers Leclerc mais un constat : le poids respectifs
des trois centres du Loiret est quatre fois
plus important que l’hyper de Vierzon avec, là
encore, un fort contingent d’éleveurs de boeufs
et d’agneaux. Des producteurs qui ont décidé
de jouer à fond la carte de l’association. En effet,
ils seront présents dans les magasins pour promouvoir
leurs viandes ou leurs légumes.
Pour les centres Leclerc, il s’agit aussi de faire
une belle opération d’image. La grande distribution
est trop souvent présentée par les médias
comme faisant la part belle aux produits alimentaires
venus de loin. Jean-Pierre Gontier pouvait
ainsi rappeler que l’enseigne avait été la première
a se lancer dans la suppression des sacs
plastiques jetables. Au nom de la préservation
de l’environnement. Et c’est toujours au nom de
l’environnement qu’il s’agit de privilégier des circuits
courts moins consommateurs de carbone :
«Il n’y a pas de fatalité à vendre plus cher des
produits locaux», réaffirme Jean-Pierre Gontier.
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