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Incertitude et manque de grands locaux : Les entreprises choisissent de plus en plus la location Version imprimable Votre email
Écrit par Pierre Donard   
25-09-2008

Pas encore de baisse significative du volume de transactions, contrairement au secteur de l'habitat. mais quand même «une petite tension sur le marché, qui réagit au contexte
économique.» Voilà comment Eric Lecomte, le responsable d'Atisreal pour Orléans, résume la situation actuelle de l'immobilier d'entreprises au plan local. Au premier trimestre, l'agence citée a quand même placé 18 000m2 de bureaux neufs ou de seconde main. «C'est 60% des volumes commercialisés en 2006», indique son directeur associé. L'année devrait néanmoins s'achever sur un niveau semblable à celui de ce millésime record. «Le marché est toujours là», observe de son côté Laurent Rivière, consultant pour l'agence Arthur Loyd d'Orléans. Mais frilosité bancaire oblige,
«les entreprises sont de plus en plus freinées dans leur financement» et du coup, reportent crescendo leurs opérations d'acquisition ou d'extension. Faute de décrocher un prêt, certaines doivent même renoncer à s'étendre et voient des marchés leur passer sous le nez. Face à la conjoncture, d'autres sociétés préfèrent aussi injecter des liquidités dans leur outil industriel, plutôt que d'investir dans l'immobilier. Quant aux entrepôts logistiques, «c'est très très calme», admet Eric Lecomte.

 

Après les 235 000m2 commercialisés l'an dernier -du jamais vu-, l'agglomération «n'a connu aucune opération significative dans ce domaine depuis le début d'année.» Des terrains sont réservés et des permis de construire sont en passe d'être déposés. Sauf que contrairement à ces dernières années où ils pouvaient construire “en blanc”, «les développeurs logistiques ne lanceront leurs entrepôts que s'ils sont sûrs d'avoir des clients», assure le directeur d'Atisreal à Orléans. Idem pour les immeubles de bureaux, «désormais très difficiles à lancer s'ils ne sont pas remplis à au moins 40%», expose Virginie Siriex. D'ailleurs, les nouveaux programmes livrables à un an commencent à manquer. Toutes ces incertitudes, forcément, «incitent le marché de l'immobilier d'entreprises à s'orienter de plus en plus vers la location », note Laurent Rivière. Désormais chez Arthur Loyd, celle-ci représente même les trois-quarts des recherches de bureaux sur le centre-ville d'Orléans. Y-compris «à cause du manque énorme de locaux de grandes dimensions sur l'agglomération», renchérit Eric Lecomte. Au point que «certains de nos clients louent des surfaces annexes à côté de leur site principal, le temps de réfléchir à leur implantation définitive.» Reste à savoir si cet immobilier-là, sur le modèle de ce que commence de connaître l'habitat, va subir une stagnation, voire une baisse des valeurs vénales et/ou locatives. Du côté d'Atisreal, on s'attend moins à voir locataires et acquéreurs négocier les tarifs à la baisse «que demander aux bailleurs et aux vendeurs des participations au réaménagement des locaux.» Surtout qu'à en croire Laurent Rivière, «les valeurs de transactions sur Orléans sont tout à fait convenables», comparées au marché national. «Pas très chères», même.

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