| Couveuse d’entreprises : 31 projets ont déjà éclos à Orléans |
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| Écrit par Charles Centofanti | |||||||
| 12-11-2009 | |||||||
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Mais à la différence des «pépinières» d'entreprises, la couveuse ne loue pas de locaux. Pendant un an, sans s'inscrire au registre de commerce, c'est-à-dire sans prendre de risques puisque la couveuse porte la responsabilité civile et fiscale de l'acte de commerce, les entrepreneurs se forment à leur futur métier auprès de professionnels. La couveuse s’adresse spécialement aux personnes a priori éloignées de la culture d’entreprise, sachant que les demandeurs d’emploi ou bénéficiaires du RMI peuvent continuer à percevoir leurs indemnités le temps du test. 76 contrats d’appui au projet d’entreprise (CAPE) ont été signés depuis 2006 dont 52 avec des créateurs de l’agglo d’Orléans. 100% étaient demandeurs d'emploi et 33% touchaient le Revenu de solidarité active (RSA). 30 entrepreneurs sont actuellement couvés au sein de PES45, sachant qu’une centaine de porteurs de projets ambitionnent chaque année d’intégrer le dispositif. Leur profil ? «70% sont des femmes, 50% ont un bac +3 ou plus, et la moyenne d’âge est de moins de 30 ans», précise Mehdi Rhoulam. Parmi les entrepreneurs couvés depuis septembre, Sarah Denoizé, une Orléanaise de 31 ans. Titulaire d’un DEA en génétique moléculaire et un DESS informatique, elle a créé pendant huit ans des logiciels avant d’en avoir assez d’être «un pion» et de tout plaquer pour se lancer seule dans la décoration et la confection de doudous en forme de chats. «J’ai toujours aimé bricoler, le côté esthétique me manquait. J’ai la créativité mais je ne suis ni commerciale ni comptable », explique-t-elle. «La couveuse c’est un encadrement, on a un business plan à faire et on nous apprend à mettre en place les bons outils. Ça créé une émulation et je n’ai pas de charges à payer.» Pour l’instant, Sarah Denoizé dispose d’une vitrine sur le Net (www.unchatquasapuce.fr) et se donne un an pour tester la viabilité de son activité. David Padare, 33 ans, fait lui partie des «anciens » de la couveuse. Il est sorti en novembre 2008 et exerce aujourd’hui l’activité de diététicien à La Source. «Je venais d’être diplômé d’un BTS diététique, j’étais à la recherche d’un premier emploi mais je ne savais pas comment me lancer», se souvient- il. «La couveuse évite d’avoir un fonds de roulement et explique les démarches à faire, l’aboutissement maintenant ce sera d’avoir un cabinet.» Reste que PES45 se montre sélectif et dit n’accepter que les projets qui tiennent la route : «il faut venir nous voir avec un projet déjà mûri», insiste Mehdi Rhoulam. Seul l’avenir dira si la couveuse fonctionne aussi bien qu’elle veut bien le dire, en fonction de la capacité des entrepreneurs «couvés» à pérenniser leur projet. En attendant, une antenne de la couveuse d’Orléans a ouvert en septembre à Pithiviers et une seconde pourrait, d’ici quelques mois, voir le jour à Montargis. Pratique. Pour contacter la couveuse s'adresser à la Maison de l'emploi, 2 avenue Montesquieu à Orléans La Source. Tél. 02 38 24 18 32 ou www.couveuseentreprises-pes45.fr
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