
Le prix moyen du m2 à Orléans pour le locatif est de 9,80€ et enregistre une baisse de 1,2% sur un an, selon le dernier baromètre de SeLoger.com. Un prix bien inférieur à celui de Tours (11,52€ /m2) et de Bourges (10,18€/m2). Chez l’Office des locataires à Orléans qui compte 350 biens dans le département, la tendance est la même. «Les prix stagnent depuis un an, certains propriétaires ont parfois baissé leur loyer», commente Cécile Granvilliers, la responsable de l’agence. Pour un studio, il faut compter entre 250 et 380€ de loyer en moyenne, entre 280 et 400€ pour un F1 et entre 380 et 500€ pour un F2. Pour un F3, la moyenne tourne entre 460 et 600€ et le F4 se situe entre 500 et 700€. «L’agglomération est souvent plus chère que le centre-ville d’Orléans à cause de charges plus faibles dans le centre ancien. C’est un bon plan car même s’il y a rarement un parking compris, cela permet de s’offrir un abonnement de stationnement ou un garage indépendant», observe Cécile Granvilliers. En plus, jusqu’au F3, il y a du choix. Par contre, pour les F5, il y a peu d’offres et il faut compter un minimum de 650€. «Il y a peu de demandes. Les familles se tournent vers les maisons.» Pour un pavillon, le budget minimum démarre à 750€ et ils sont plus rares en agence. Pour 1000€, les biens diffèrent du tout au tout. On trouve aussi bien un équivalent F5 dans l’agglo que 300m2 habitables à La Ferté-Saint-Aubin... Même si les prix stagnent, les moins fortunés vont pâtir de la diminution des aides à la location, notamment avec une nouvelle coupe dans les aides à la caution et à la garantie Loca-pass. A cause d’un décret paru cet été, dès le 1er septembre, l’avance du mois de caution Loca-pass est réservée au secteur public non agricole. Les jeunes de moins de 30 ans, les boursiers d’Etat et les demandeurs d’emploi peuvent en bénéficier aussi. Elle doit être remboursée en trois ans à taux zéro dans la limite de 500€ maximum et avec 20€ de mensualité. La garantie se limite désormais à un maximum de 18 mois de loyers et charges... dans le secteur social.
«Nous avons de moins en moins de fonds et l’Etat nous demande de financer à 100% l’ANAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat et l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine)», explique Jean-Christophe Moreau, directeur du site Loiret du CIL Val de Loire qui assure la gestion des fonds du 1% logement auprès des entreprises de plus de 20 salariés du Loiret et gère le Loca-pass, «nous nous attendons à une baisse de 20 à 30% des demandes en automne». En 2009, le CIL Val de Loire enregistrait 3638 demandes d’avances et 2900 demandes de garanties dans le Loiret. En juin, 1800 avances de caution ont été octroyées et 1400 garanties. Pour ceux qui n’ont pas le droit au Locapass et selon certains critères de ressources, il existe aussi le Fonds unifié logement (FUL) pour les plus démunis (775€/mois pour une personne seule, 1162€ pour un couple sans enfants). «Le dossier est instruit par un travailleur social», commente Virginie Chaumereuil, chargée d’études plan solidarité logement 45 à l’Agence départementale pour l’information sur le logement (ADIL). Autant dire que cela touche vraiment les plus modestes. 1596 dossiers en ont bénéficié en 2008, 1647 en 2009. Ceux qui ne rentrent pas dans ce cadre ni dans celui de Loca-pass n’ont plus vraiment d’organismes vers qui se tourner. «Il y a toujours la possibilité pour le propriétaire de demander à percevoir directement une partie de votre loyer en tiers-payant, en demandant le versement de l’Aide personnalisée au logement (APL) du locataire à la Caisse d’allocation familiale, cela peut sécuriser le bailleur», conseille Magali Bertrand, directrice de l’ADIL. Pour rassurer les propriétaires, la Garantie des Risques Locatifs a été également mise en place pour le gouvernement. Cette garantie permet d’assurer la totalité des loyers en cotisant 2% du montant annuel des loyers. Seul problème, les bailleurs rechignent à payer pour cette assurance couverte auparavant par la garantie du Loca-pass. «Pourtant, contrairement à une assurance classique, le taux d’effort peut aller jusqu’à 50% des revenus du locataire contre 1/3 en général pour une assurance classique. Cela permet normalement au propriétaire d’accepter une population plus fragile», indique la directrice de l’ADIL




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