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stéphane robert crée la surprise à l'open d'Australie Version imprimable Votre email
Écrit par Tribune Orléans   
28-01-2010
stphane-robert_5397-003.jpgRoger Federer lui est passé sous le nez ! Finaliste du dernier Open d’Orléans, Stéphane Robert (n°104) s’est pourtant fait remarquer lors de l’Open d’Australie, tournoi du Grand Chelem qui rassemble jusqu'au 31 janvier les meilleurs tennismen du monde. Profitant du forfait de David Nalbandian, le natif de Montargis est entré directement dans le tableau principal. «Cela a été un jeu de chaise musicale. J’arrivais d’Inde et je ne m’étais pas encore habitué au décalage horaire, donc éviter les qualifications a été un gros avantage», avoue Stéphane Robert. Après avoir passé le 1er tour avec brio face à Potito Starace (n°63) (6/3-7/6- 7/6), le joueur de l’AAJ Blois a rencontré l'espagnol Albert Montanes (n°31) lors de son 2e match. Et Stéphane a bien failli réussir une grosse performance. Menant deux sets à rien, il a craqué, perclus de crampes, au terme des cinq manches de la partie (4/6-6/7-6/2-6/3-6/3) et des 3h21 de combat. «Le résultat brut est une petite déception mais je suis arrivé en Australie sans m’être préparé au mieux. Mais je suis très content !» Stéphane Robert a commencé le tennis en 1988 avant de jouer à Montargis jusqu’en 1999, puis d'obtenir une licence en STAPS à Orléans. Son diplôme en poche, il fait une pige d’un an au CJF Fleury, en N2, avant de rejoindre son frère à l’AAJ Blois. «Nous sommes montés très haut avec Blois car, de Régional 1, nous avons atteint la Nationale 1B. Nous étions un super groupe avec une super ambiance.» En 2001, il intègre l’académie Mouratoglou à Paris, en vue de devenir joueur professionnel. Il y rencontre Ronan Lafaix, qui commence à l’entraîner comme pro en 2002. «Tout ce volume d’entraînement, c’était nouveau pour moi. C’était le début de l’aventure... » Une aventure qui démarre fort puisque, en 2004, Stéphane atteint le 167e rang mondial. Il stagne toutefois aux alentours de cette 200e place avant de contracter une hépatite A en 2007. «J’étais dans le creux de la vague. J’étais tout le temps fatigué. Mais je n’ai jamais pensé arrêter le tennis. Reprendre le sport était ma lumière, mon objectif.» Après ces 15 mois d’arrêt forcé, Stéphane Robert est revenu plus fort que jamais. Et depuis presque 2 ans, le joueur de 29 ans améliore régulièrement son classement. «C’est intéressant de tutoyer ses limites. Mais j’ai encore une énorme marge de progression», précise le joueur, 104e à l’ATP, son meilleur classement. Maintenant, son souhait est de se maintenir à la 100e place pour pouvoir participer à un Grand Chelem, Roland Garros ou Wimbledon. Mais fort de son expérience, Stéphane sait que se maintenir à ce rang sera difficile : «Le niveau des grands circuits est plus relevé, engranger les victoires est plus difficile que sur les challengers. Il est très important que je garde une constance mentale.» Cette saison devrait être déterminante pour la suite de sa carrière. La performance du Blésois en Australie est un bon départ car elle va lui permettre d’empocher 19 000€. «C’est génial, cela va me permettre de planifier ma saison avec plus de sérénité car les déplacements coûtent beaucoup de frais !» Lors de son prochain déplacement, Stéphane Robert ira en Afrique du Sud, pour le tournoi ATP de Johannesburg du 1er au 7 février.
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