Accueil arrow Sports arrow Basket arrow L’Entente Orléanaise court toujours après ses sponsors
L’Entente Orléanaise court toujours après ses sponsors Version imprimable Votre email
Écrit par Charles Centofanti   
19-03-2009

L'Entente Orléanaise devrait, sauf surprise, participer à une compétition européenne l'an prochain. Un succès qui coûte cher et qui nécessite de trouver des sponsors. Aucun trou dans les caisses, «tout est normal et déjà budgétisé». C’est en substance le discours de Jean-Michel Pellé, président du directoire de l’Entente Orléanaise Loiret. A l’écouter, le budget du club de basket sera même «légèrement excédentaire» à la fin de la saison sportive, grâce notamment à l’effet dollar «qui nous a permis de beaucoup économiser», plusieurs joueurs étant rémunérés dans cette devise.

Pourtant, selon une source bien informée, le club d’Orléans actuellement co-leader de la ProA avec l’ASVEL connaît des difficultés financières : «le budget a été bâti sur des hypothèses, du coup il est demandé une rallonge aux sponsors pour combler le trou. Le budget sera maintenu mais artificiellement.» Lundi 23 février dernier, le quotidien sportif L’Équipe sème lui aussi le trouble en évoquant «un déficit de plusieurs centaines de milliers d’euros» et «un gros retard structurel». Jean-Michel Pellé nie en bloc, agitant le rapport d’un cabinet d’audit de renom. Le document indique qu’au 30 juin 2008, Orléans figurait parmi les quatre clubs à afficher une situation nette supérieure à 200K€, preuve de sa stabilité financière. Est-ce toujours le cas ? « Rien n’a changé mais dans ce pays on ne voit jamais les choses sereinement, cette rumeur m’agace, elle est uniquement destinée à m’ennuyer !» Néanmoins, le président de l’EO45 reconnaît du bout des lèvres que l’aide des partenaires privés – prévue à hauteur d’1,4millions d’euros - connaît au jour d'aujourd'hui un ralentissement de l’ordre de «50 000€» par rapport à l’an dernier. «On l’avait identifié. Un budget se construit en début d’année puis il s’équilibre au jour le jour avec les recettes à venir.

Le club a toujours été dans une situation saine, si on attend d’avoir le budget au départ, on ne fait pas la saison.» Michel Martin, président du conseil de surveillance, se refuse à tout commentaire sur le sujet, manifestement sensible. Les partenaires privés, invités mardi 10 mars 2009 à un petit-déjeuner de présentation des tarifs des play-offs, sont quant à eux sur la réserve. Tous s’observent et plusieurs confient leur réticence à investir davantage : «Nous sommes en pleine réflexion, la tendance n’incite pas à augmenter nos participations, si on accepte il faut un retour très fort.» Jean- Michel Pellé précise qu’il n’y a rien d’anormal à solliciter les sponsors dans la perspective des play-offs : «le budget est établi sans les playoffs ni l’Europe, la convention avec les partenaires comprend 30 matchs.» Concernant les prospections en cours, il les reconnaît et se montre serein: «j’ai encore vu deux gros sponsors aujourd’hui (vendredi 13 mars). Ils sont intéressés et ça arrive fréquemment qu’ils signent à la fin.» Côté partenaires publics, Antoine Carré, 1er vice-président (UMP) du conseil général (UMP) explique que la situation est simple : «malgré la conjoncture difficile, on a maintenu notre aide à hauteur de 270 000€ et, étant donné qu’ils ont de bons résultats, il n’y a pas de raison qu’on change l’an prochain.» Sachant que la subvention de la municipalité d’Orléans est la plus élevée, avec 850 000€.

Interrogée sur la santé financière du club orléanais, la ligue nationale de basket confirme sobrement que «l’exercice n’est pas terminé, les clubs ont jusqu’au 30 avril pour présenter leur budget 2008-2009 signé par les commissaires aux comptes». Pendant ce temps là, Jean-Michel Pellé répète à l’envi que l’Entente présente le meilleur coefficient de réussite : l’équipe est toujours première de la ProAaprès 21 journées, avec le budget qui est le sien (3,6 millions d’euros, hors opérations d’échanges), et un taux de remplissage du Palais des sports proche de 100%. Sur le plan sportif, le président du club réaffirme son objectif : «rester dans le top 8 ou le top 6 à la fin de la saison pour être dans le top 2 au moment de la livraison de la grande salle.» Quand on sait la polémique qui entoure le projet (lire par ailleurs), ça laisse une marge de manoeuvre confortable...

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
 
Saisissez le code que vous voyez.

3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 
< Précédent   Suivant >

Vos Réactions

PORTRAITS

 

Régionales : Jean Delavergne, un pied-noir au coeur vert

Jean Delavergne, 57 ans, conseiller régional (Verts) sortant et chef de file d&rsq...

 

Claude Pinault : du syndrome de Guillain-barré à l'écriture

Jamais malade ! Le dynamique Claude Pinault, 58 ans, qui gérait avec son é...

 

Alassane Tall : l'itinéraire improbable d'un immigré clandestin laveur de vitres

Le rêve d’Alassane Tall, un sanspapiers de 46 ans, s’est brisé me...

 

Philippe Hervé : le coach qui a emmené l'entente au sommet

Philippe Hervé, 46 ans, en impose sur le parquet et en dehors. Les cheveux poivre ...

 

Avelino Vallé : «Comment je suis devenu franc-maçon»

À 63 ans, Avelino Vallé tente de tordre le cou aux idées reçue...

Abonnez-vous à la Newsletter !






imprimerie en ligne easyflyer